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Le Kilimandjaro, Toit de l'Afrique

Joyau aux neiges éternelles, le mont Kilimandjaro est « le toit de l’Afrique ». Culminant à près de 5 900 mètres, il domine les immenses plaines verdoyantes entre Tanzanie et Kenya, où évoluent paisiblement de nombreuses espèces animales.



Présentation

Le Kilimandjaro se trouve au Nord-Est de la Tanzanie et il est composé de trois volcans qui se sont formés successivement au fil des éruptions et mouvements géologiques il y a plus de 500.000 ans : Le Shira qui culmine à 3 962 m, le Mawenzi à 5 149 m et le Kibo : dont le pic Uhuru constitue le point culminant de l’Afrique à 5 895 m d’altitude , ce qui fait de lui le sommet le plus haut de l’Afrique, et le quatrième des sept plus hauts sommets du monde.



Le Kilimandjaro est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et ce n’est pas sans raison ! Pendant son ascension, vous marchez à travers des paysages incroyablement beaux et variés. Les parties inférieures de la montagne sont dominées par des forêts à feuilles persistantes. En montant un peu plus haut, à environ 3 000 m d’altitude, un arrangement de terre d’arbuste commence à prendre place. Le paysage devient très aride et rocheux à environ 4 000 m. La quatrième zone est constituée d’un splendide décor de dessert d’éboulis de glaces. Enfin, la neige et les grands glaciers entrecoupés couvrent partiellement le sommet du mont Kilimandjaro.


Aujourd'hui, deux des sommets sont considérés comme éteints. Toutefois, le Kibo qui est aussi le plus large des sommets, est plutôt décrit comme dormant. En effet, la dernière éruption majeure remonterait à plus de 300.000 ans mais une activité volcanique aurait été détectée il y a quelques centaines d'années. Par ailleurs, le Kilimandjaro émet encore des fumerolles, des petits panaches de vapeur au niveau du Kibo, et connait occasionnellement des secousses sismiques faibles à moyennes.



L’ascension du Kilimandjaro

L’ascension du Kilimandjaro est un rêve pour beaucoup de randonneur. Il faut cinq à huit jours pour atteindre son sommet et redescendre. Mais attention, le trek n’y est pas aisé et est réservé aux personnes entraînées. L’ascension peut se faire de différentes façons car il existe huit voies différentes permettant d’atteindre le sommet. La plus empruntée reste la route de Machame, considérée comme la plus belle. L’ascension se fait sur plusieurs jours et oblige à s’arrêter dans des camps de base spécialement prévus à cet effet. Les vues sont incroyables, sur toute la savane.



Pour l’ascension, il est préférable d’être parfaitement équipé. Plus le sommet se rapproche et plus les températures baissent. Pensez à emporter des vêtements chauds. Les chaussures de trek résistantes, antidérapantes et imperméables sont fortement recommandées. Gants, bonnet et écharpe ne seront pas de trop, surtout au sommet.



Attention aussi au mal aigu des montagnes : il s’agit d’une des plus grandes causes d’abandon. La réaction est propre à chaque et très personnelle. Certaines personnes ne perçoivent aucune gêne avec l’altitude. En revanche, d’autres personnes seront sujettes à des mots de tête, des nausées, des vomissements avec l’altitude. Sachez qu’il ne faut pas prendre tous ces symptômes à la légère car cela peut devenir réellement problématique. Il faut donc absolument en informer vos guides lorsque vous ressentez des premiers symptômes de malaise.

Il est possible de gravir le Kilimandjaro toute l’année, mais il se peut que certains mois soient caractérisés par un temps très froid et humide. De plus, les deux sommets Kibo et Mawenzi peuvent être entourés de nuages épais. Ainsi, les moments parfaits pour escalader cette montagne se situent entre janvier à mars et de juin à octobre.



Pour le clin d'oeil, le record du monde de vitesse pour gravir est redescendre le Kilimandjaro est détenu par Karl Egloff, un jeune équatorien d’origine suisse de 33 ans au moment du record. Ce jeune a réalisé l’ascension puis la descente en 6 heures et 42 minutes en août 2014, ce qui est juste exceptionnel!


Un projet un peu fou de téléphérique

Le gouvernement tanzanien vient de donner le feu vert à un projet… de téléphérique. Une installation qui permettrait aux personnes en situation de handicap physique, personnes âgées, enfants ou touristes moins préparés de grimper plus rapidement vers le sommet de la montagne. Ce projet n’est pas nouveau. Il a émergé dans les années 1960. À cette époque, la Tanzanie n’avait pas les moyens d’investir dans un tel équipement. Avec le boom du tourisme, ce pays d’Afrique de l’Est a aujourd’hui davantage les moyens de se lancer dans un tel investissement. Ce projet de téléphérique un peu fou est ressorti des cartons en mai dernier et vient d’être approuvé par les autorités qui s’inspirent des cabines centenaires de la montagne de la Table à Cape Town.



Les opposants au projet dénoncent les conséquences humaines, environnementales et éthiques qu’aurait une telle construction. De plus, le développement d’un tourisme de masse voulue par le gouvernement pourrait aggraver la pollution de cet environnement exceptionnel selon les défenseurs de la nature. Sans compter les câbles et pylônes d’acier qui risquent de faire perdre une partie de son attrait naturel à ce sommet exceptionnel..



Disparition des "neiges éternelles"

Bien que célèbres, les neiges du Kilimandjaro inquiètent de plus en plus les spécialistes. Depuis le début du XXe siècle, la montagne a perdu une grande partie de ses glaciers. Selon une étude parue en 2009, la couverture neigeuse aurait diminué de 1% par an entre 1912 et 1953. Une baisse qui se serait accélérée ensuite passant à environ 2,5% entre 1989 et 2007.



Plus particulièrement, la calotte située au nord du Kilimandjaro aurait perdu entre 2000 et 2013 plus de quatre millions de mètres cubes de glace. Des chiffres qui, selon des chercheurs, suggèrent que ces glaciers pourraient disparaitre d'ici 2030.

Le réchauffement climatique serait l'une des causes responsables. Néanmoins, la baisse des précipitations et notamment la raréfaction des chutes de neiges ainsi que la déforestation des zones environnantes jouerait également un rôle dans le phénomène.



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